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Houston? Ce n'est pas un problème! 2EME PARTIE

July 17 2018 | Sara Arsenault

Pour lire la première partie des aventures de Sara, c'est ici! 

Arrivée à Houston après un vol sans encombre, je plonge dans une ambiance très... spatiale. Les références à l’espace sont partout : des statues aux paquets de gommes en passant par les noms de rues et de commerces... Ça se comprend : cinquante ans de missions spatiales habitées, il y a de quoi être fier.

Vache


À l’aéroport cette statue m’accueille : première référence spatiale de mon séjour dans la métropole texane.
 

 

Je dépose mes valises non loin de l’intersection Saturn Lane et NASA Parkway (qu’est-ce que je vous disais?). L’hôtel est modeste, mais a l’avantage d’être à cinq minutes de marche du centre des sciences spatiales que je visiterai le lendemain (le Visitor Space Center), et à dix minutes du Johnson Space Center, où l’on m’accueillera le surlendemain pour récupérer la roche lunaire. Mais avant, une bonne nuit de sommeil durant laquelle je rêve ­– ça ne s’invente pas ! – de marcher sur la Lune.

Le lendemain matin, avant même l’ouverture des portes du Visitor Space Center, je suis en file. Nous sommes nombreux, il y a du geek au mètre carré ici. De la billetterie, j’aperçois une réplique de la navette spatiale sur le dos d’un avion Boeing adapté pour le transport des navettes. Ce sont des colosses ces deux-là : 240 tonnes d’ingéniosité pure. J’ai des frissons.

navette


Déjà impressionnée avant d’être entrée dans le musée !
 

 

Dès l’ouverture des portes, je sais ce que je veux faire en premier : un tour de tram sur le campus du Johnson Space Center, le voisin immédiat du musée. Quatre-vingt-dix minutes à circuler parmi les édifices de la NASA.

tram


On ne peut trouver visiteur plus motivé que moi en cette journée.
 

 

 

Premier arrêt, l’édifice #30 : le Christopher Kraft Mission Control Center. Notre guide nous amène dans le centre de contrôle historique des missions Apollo. Quelle émotion d’être là! J’ai l’impression de sentir l’effervescence des premiers pas sur la Lune d’Apollo 11 et les efforts incroyables déployés pour ramener les astronautes d’Apollo 13 sur Terre.  « Houston we have a problem » c’était là! Et en plus, j’apprends que la puissance totale des systèmes informatiques du centre de contrôle n’était que de... 9 Mo. Neuf petits méga-octets pour envoyer onze missions vers la Lune. Dur à croire, mais vrai!

mission control


Le centre de contrôle des missions Apollo et ses « gros » 9 Mo de puissance.

 

Deuxième arrêt, l’édifice #9 : le Space Vehicle Mockup Facitily. J’y aperçois des répliques grandeur nature de tous les modules de la Station spatiale internationale (ISS). Même la capsule Orion, en développement pour de futurs vols habités, y est visible à travers d’autres véhicules et robots futuristes. Imaginez : si ma visite n’avait pas eu lieu un jour férié, j’aurais peut-être vu David Saint-Jacques à l’entraînement! Je sais que leur entraînement est des plus exigeants et sérieux, mais de l’extérieur ça me donne l’impression d’une immense salle de jeux!

mockup


La salle d’entrainement du Space Vehicle Mockup Facility.
 

 

De retour au musée, j’en parcours toutes les salles sans exception. Je suis captivée par le module de commande d’Apollo 17. C’est dans cette capsule toute carbonisée par sa rentrée dans l’atmosphère terrestre qu’est revenue la roche lunaire qui sera prêtée au Centre des sciences : in-croy-a-ble. Tout près se trouve une roche lunaire touchable. Alors que tous les visiteurs s’y arrêtent et y posent la main (certains avec émotion, d’autres simplement curieux), je la boude. La première roche lunaire que je toucherai doit être celle que je suis venue récupérer. J’hésite tout de même de longues minutes avant de partir, finalement convaincue de faire le bon choix.

L’émouvante capsule d’Apollo 17 dans laquelle sont revenus les astronautes Evans, Cernan et Schmitt… avec à bord « notre » roche lunaire.


L’émouvante capsule d’Apollo 17 dans laquelle sont revenus les astronautes Evans, Cernan et Schmitt… avec à bord « notre » roche lunaire.
 

 

Je rentre à l’hôtel contente de ma journée, mais à peu près certaine que je dormirai peu. Demain, fini de jouer les touristes. Demain, on m’attend à la NASA – j’ai une mission à accomplir !

boot


Je me suis payée la traite dans le kiosque photo, un incontournable pour une geek comme moi
 

 

Sara Arsenault
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Sara Arsenault travaille comme chargée de projets, développement et réalisation au Centre des sciences de Montréal. Elle détient un baccalauréat en anthropologie et une maîtrise en muséologie. Depuis l’enfance deux rêves l’habitent : devenir archéologue ou astronaute. Cette passion partagée demeure encore aujourd’hui. Sara œuvre depuis plus de 15 ans dans le domaine muséal passant avec joie d’institutions patrimoniales à des musées de sciences… et vice versa. Elle a posé ses valises au Centre des sciences en 2016 et compte y rester longtemps. Elle s’intéresse aussi aux météorites, à l’histoire du port de Montréal, au ping-pong et à la littérature.

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